Comment est née ma passion des perles…

Marchands des perles022

 

Très peu de jours après mon installation au Burkina Faso, je me suis rendue au grand marché de Ouagadougou pour sentir l’atmosphère et me plonger dans la vraie vie locale. Ce fut une découverte émerveillée, tout m’enchantait, mais, plus que tout, le quartier des marchands de perles m’enthousiasma.

Je reconnus immédiatement les célèbres verroteries de la traite africaine débutée dès la fin du XVIieme siècle. Quelques années auparavant j’avais reçu en présent un bijou créé autour d’une vieille perle millefiori qui m’avait impressionnée. J’en avais déjà vues, à l’unité sur les marchés de Madagascar où elles ne furent jamais nombreuses. D’en voir exposées par centaines me donna le vertige.

Je devins très vite l’une des meilleures clientes de ces marchands qui peu à peu devinrent des amis. Puis, comme je l’ai toujours fait, je créais des colliers utilisant ces perles, mélangeant les millefiori anciens aux matériaux nobles et originaux que l’Afrique peut fournir. Ma production dépassant largement mes besoins je fis, à la demande des amis, des expositions. Initialement cantonnées à la capitale, elles furent peu à peu réalisées dans d’autres villes du Burkina puis des pays alentours. Bien sûr nous étions dans des pays où les connaisseurs n’étaient pas rares, ce qui explique sans doute le grand succès de ces expositions. Certaines expositions se faisant dans des centres culturels j’avais aussi pris l’habitude de créer une animation avec délivrance d’une information sur l’histoire des perles, et de leur succès extraordinaire dans toute l’Afrique jusqu’à une période toute récente.